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Monsieur le Président de Région
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CONSTERNÉ est le terme exact qui dépeint le mieux mon état à la lecture de vos propos tenus lors de l’assemblée du 29 avril dernier du Conseil régional.
« Le catalan est un patois » avez vous dit.
Vous sachant enseignant, féru d’histoire, de plus vous définissant comme humaniste socialiste, je ne peux qu’imaginer que cet écart de langage soit dû à un emportement qui vous est familier, certes, mais pour lequel cette fois vous aurez besoin de présenter des excuses. ;
Monsieur Bourquin, votre vice-président du Conseil régional et Président du Conseil général saura j’en suis sûr vous expliquer la différence entre une langue et un patois. Si vous êtes régulièrement reconnu par la presse comme un politique ne maniant pas la langue de bois, le patois de bois ne vous vous convient pas.
L’ancien président du gouvernement de Catalogne Jordi Pujol ou l’actuel Pasqual Maragall vous expliqueront également l’importance de la langue catalane, mondialement reconnue.
Nous espérons que vos regrets que nous souhaitons sincères permettront de ne pas nuire aux relations naturelles du Languedoc-Roussillon avec la Généralitat de catalunya.
Il sera souhaitable que vos regrets « espérés » sur cette déclaration aient lieux à Perpignan. Je serais heureux de vous y accueillir et d’entendre de votre bouche «le catalan est une langue vivante». Je saurais ensuite trouver les arguments qui n’ont pas du vous être avancés par ailleurs pour vous faire reconnaître également que la Catalogne nord est partie intégrante de la grande région européenne catalane, entité géographique historique, économique, que nous revendiquons démocratiquement en tant que grande région catalane d’Europe.
Rappelez vous que si dans l’Etat français et sous votre dynamique impulsion Montpellier domine Perpignan, il fut une période de l’histoire ou le royaume de Majorque dominait son vassal Montpellier et l’histoire n’est qu’un éternel recommencement…Bien cordialement, le catalan Jaume Roure.
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